venezuela31052016

Le Venezuela, qui connaît, entre autres, une sérieuse pénurie de médicaments engendrée par la crise majeure frappant le pays, a confirmé 54 529 cas de malaria, ils ont été enregistrés au cours des 14 premières semaines de l’année. Par rapport à l’an dernier, au cours de cette même période, ce chiffre a augmenté de 52,6 % (35 740 infectés sur le premier semestre 2015).

Selon ce que publie The National, citant le bulletin épidémiologique de l’information du ministère de la Santé, 43 398 cas ont été enregistrés dans l’état de Bolivar, 4292 cas dans la région d’ Amazonas , 1 881 personnes sont atteintes à Delta Amacuro, 938 cas détectés à Monagas et 625 infectées dans la région de Zulia.
Richard Hill, secrétaire d’État Santé Zulia, a déclaré que les programmes de santé environnementale sont maintenus pour empêcher la prolifération de foyers de moustiques, en particulier dans la zone de Sierra de Perija, la région qui répertorie le plus de maladies à transmission vectorielle.
Selon le Rapport mondial sur le paludisme 2015, sur 106 pays où la transmission du paludisme continue, 102 ont réduit d’environ 37 % l’incidence annuelle entre 1990 et 2015. Le Venezuela fait partie du groupe de quatre pays qui ont vu augmenter l’incidence du paludisme de 356 % sur cette période.

Jose Felix Oletta, porte-parole du Réseau national d’épidémiologie explique l’extrême urgence , et évoque la priorité que les autorités de ce pays sud-américain devraient donner aux responsables de la santé en matière de lutte contre le paludisme. Il a dit que des projets tels que la Micromission paludisme a échoué, tandis que l’expansion et le risque de voir émerger de nouveaux foyers de transmission est croissant.
Le paludisme est une maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques, il est présent dans les zones rurales, sauf en altitude, notamment dans les États d’Apure, Barinas, Bolivar, Merida, Monagas, Portuguesa, Sucre, Tachira, Zulia, Amazona et Delta Amacuro, toute l’année. L’Amazonie est classée en zone 3, le reste du pays en zone 1.
« Les Anopheles peut s’adapter à de plus fortes altitudes, alors le paludisme est plus susceptible de se développer. Il y a aussi la possibilité d’une éclosion similaire à celle d’y il y a deux ans, compte tenu du transfert de travailleurs miniers illégalement des zones de l’État de Bolivar, où ils pourraient être contaminés et ensuite revenir sur leur lieu d’origine et favoriser la transmission », a expliqué Miguel Viscuña.

« Nous sommes préoccupés par la situation, car ce problème ne se limite pas à la zone de jungle », a souligné Miguel Viscuña, épidémiologiste à la santé de Miranda.
Viscuña a rappelé que les principaux symptômes du paludisme sont une sensation de malaise général, une forte fièvre, des frissons, des douleurs musculaires, des vomissements et des frissons; dans des cas plus complexes, il peut y avoir une perte d’appétit, une perte de poids et une inflammation du foie. « Ce qui doit alerter c’est une très forte fièvre, des douleurs musculaires et des douleurs qui durent jusqu’à deux semaines ».
« La population doit clairement faire la différence entre le paludisme et d’autres maladies qui sont très similaires, bien qu’induit par un vecteur différent (Aedes aegypti), c’est de la fièvre qui commence avec des frissons; des suées peuvent également se produire après une poussée de fièvre très élevée. Les douleurs ont tendance à être davantage dans la poitrine à la différence de la dengue, le chikungunya et Zika qui produisent des douleurs dans les extrémités », a expliqué l’épidémiologiste Andrés Barreto.

Le paludisme (ou malaria) est une maladie qui peut être mortelle, due à des parasites. Les parasites du genre Plasmodium sont transmis par des moustiques de type Anopheles infectés, qui piquent habituellement la nuit. En 2015, 95 pays et territoires étaient confrontés à une transmission continue du paludisme.

Le paludisme pourrait être éradiquée dans huit pays d’Amérique latine d’ici à 2020, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié lundi 25 avril 2016, Journée mondiale du paludisme est célébrée. L’un des objectifs du plan 2016-2030 qui lutte contre le paludisme, aussi appelé malaria, est d’éradiquer la maladie dans au moins 10 pays dans le monde d’ici à 2020. « L’OMS estime que 21 pays pourraient atteindre cette cible », dont huit en Amérique latine, selon un communiqué de l’OMS. Ces huit pays sont le Costa Rica, Belize, El Salvador, le Mexique, l’Argentine, le Paraguay, l’Équateur et le Suriname.