Une fois installé devant l’assemblée hétéroclite des dirigeants des pays membres de l’OPEP, Hugo Chávez ne s’est pas soucié de se trouver dans un haut-lieu de l’Islam. Il a fait le signe de croix, invoqué le christ, exalté l’histoire révolutionnaire de l’OPEP et chargé contre les États-Unis :

« Nous avons vu, nous voyons, nous suivons la situation en Irak. Nous avons vu, nous sommes témoins des menaces permanentes contre l’Iran. Je crois que l’OPEP doit devenir plus fort et demander le respect de la souveraineté de nos pays, si le monde développé veut garantir ses approvisionnements en pétrole. »

Un discours sans doute apprécié par son allié politique Rafael Correa, président de l’Equateur qui réintègre formellement l’OPEP.

Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, hôte de ce sommet a en revanche tempéré les ardeurs d’Hugo Chávez. Il a estimé que le pétrole ne devait pas se transformer en outil de conflit.

Ce sommet a pour contexte les niveaux records du baril de pétrole. Les dirigeants de l’OPEP estiment qu’ils ne sont pas responsables de cette hausse, qu’ils imputent à la spéculation financière.

C’est l’affaiblissement du dollars qui les inquiète. Ce point devrait figurer dans le communiqué final qui sera publié ce soir.

Par EuroNews
Le 18/11/2007