chili22092015

Au Chili, la terre ne cesse de trembler, ce sont plus de 500 répliques qui ont été enregistrées jusqu’à hier matin, lundi 21 septembre, depuis le puissant séisme survenu mercredi 16 septembre d’une magnitude de 8,4 sur l’échelle ouverte de Richter, des informations rapportées par le Centre Sismologique de l’université nationale du Chili. La réplique de plus grande ampleur (6,2 degrés) a été enregistrée hier à 14 h 39 (heure locale / 17 h 39 GMT), à 27 kilomètres au nord de Los Vilos.

Ce tremblement de terre de plus forte intensité a été ressenti dans les régions de l’Atacama, Coquimbo, Valparaíso, Metropolitana, O’Higgins, Maule, Bio Bio et Araucania selon l’Office national d’urgence du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique (Onemi). Une autre réplique enregistrée à 12 h 37 (heure locale), à 46 kilomètres au nord-ouest de Canela Baja, a atteint une magnitude de 6, à 15 h 36 un autre tremblement de terre d’une intensité de 5,8 degrés a été enregistré à 42 kilomètres de là.

Le Chili n’a pas arrêté de trembler depuis le 16 septembre dernier, lorsque le pays a subi un puissant tremblement de terre suivi d’un tsunami, ce sont alors 13 personnes qui ont perdu la vie. Ce tremblement de terre, l’un des plus fort enregistrés par le Service Géologique des États-Unis depuis 1730, a eu lieu face aux côtes de la région de Coquimbo qui a été la plus frappée par les secousses. Le Chili est touché par un séisme de magnitude 8 et plus environ tous les 12 ans, cette importante activité sismique s’explique par le déplacement constant de la plaque de Nazca sous la plaque sud-américaine.

Selon un dernier bilan, le nombre de sinistrés s’élève à plus de 9 000, le vice-ministre de l’Intérieur, Mahmud Aleuy, s’est exprimé dimanche « Nous sommes en train de mettre en application les mécanismes auxquels nous avons recours dans ce genre de situation, nous nous concentrons sur l’évacuation et les premières aides… Il y a 9 061 sinistrés, 13 morts, 14 blessés et quatre personnes disparues », a-t-il indiqué quatre jours après la catastrophe.
Le nombre de sinistrés est particulièrement élevé dans la région de Coquimbo, là où l’épicentre du tremblement de terre a été enregistré à plus de 260 km au nord de Santiago. Le tsunami survenu quelques minutes après le tremblement de terre a provoqué l’évacuation d’un million de personnes le long de la côte Pacifique, les habitants apeurés ont pu regagner leurs foyers quelques heures plus tard après la levée de l’alerte. L’ONU a salué les mesures de prévention adoptées par les autorités qui ont permis d’éviter un drame parmi lesquels les investissements permettant de mettre aux normes antisismiques les édifices. Le gouvernement chilien n’a pas encore évalué le montant des dégâts, mais a d’ores et déjà affirmé qu’il disposerait des moyens économiques pour répondre à cette nouvelle catastrophe naturelle.
Le gouvernement a souligné que le montant n’approcherait pas les pertes gigantesques de 30 milliards de dollars causés par le séisme de 8,8 de 2010 qui avait laissé 500 victimes.

« Nous savons qu’aucune mesure ne compensera les pertes, mais nous voulons que les gens sachent que le gouvernement ne va pas les abandonner », a affirmé de son côté la présidente de Michelle Bachelet lors d’une allocation donnée depuis le Palais de la Moneda de Santiago.