perou14102015

Dans le cadre de la réunion annuelle du FMI qui a eu lieu pour cette édition à Lima, les données économiques de la région montrent une croissance des pays qui intègrent l’Alliance du Pacifique (Chili, Colombie et Pérou ainsi que du Mexique), alors que le Venezuela connait une récession qui lui vaut de passer de la quatrième économie régionale à la septième en un peu plus d’une décennie.

Malgré la récession, le Brésil se positionne toujours comme la plus grande économie d’Amérique latine avec un PIB qui est estimé à 1,8 billion de dollars. Le Mexique (1,16 milliard) et l’Argentine (580 000 millions de dollars) occupent toujours les mêmes positions dans ce classement c’est-à-dire à la deuxième et la troisième place.
Selon le rapport du FMI, la plus forte croissance est enregistrée par les pays de l’Alliance du Pacifique.
« Bien qu’il est maintenant difficile d’envisager le prix des matières premières, le Chili, le Mexique, la Colombie ou le Pérou bénéficient des réformes de ces dernières années et de politiques macroéconomiques stables », a déclaré la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.
L’économie colombienne est la quatrième de la région, tandis que le Chili est consolidé dans sa cinquième place. « Le Chili, la Colombie, le Pérou et le Mexique ont adopté des réformes très fortes qui vont transformer et améliorer leurs économies, ils vont récolter les résultats de ces mesures », a-t-elle souligné.

Le changement le plus notable dévoilé dans ce rapport est le recul de l’économie vénézuélienne (avec un PIB 131 860 millions d’euros), le Pérou se place ainsi devant dans le classement avec un PIB de 179 900 millions de dollars.

« La croissance du Pérou a été parmi les plus rapides en Amérique latine ces dernières années et il est en mesure d’exploiter son énorme potentiel et d’accroître la prospérité nationale au profit de tous les Péruviens », a affirmé Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international lors de la séance plénière de l’assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale du 9 octobre 2015

Selon le rapport, les dévaluations successives de la monnaie, le bolivar a largement compensé la hausse rapide de l’inflation, les prix ont ainsi presque triplé cette année.
Le Venezuela est passé de la quatrième à la septième place sur le continent. Quelques jours avant la publication de ce rapport révélateur, Christine Lagarde a affirmé « qu’elle espérait et priait » pour que l’économie du Venezuela se remette de la sévère récession à laquelle le pays sud-américain est confronté.

À cet égard, elle a expliqué que le manque d’informations en provenance des autorités vénézuéliennes faussait les données récoltées, « elles ne publient pas de données sur les prix ou la croissance économique depuis l’année dernière ».
« On estime que l’économie du Venezuela va chuter de 10 %, alors qu’elle fait face à des pénuries et une inflation record (la plus élevée au monde), environ 200 % », a expliqué le FMI. La chute des prix du pétrole a frappé l’économie du Venezuela, mais plus encore que d’autres pays, en cause, la mauvaise gestion et anticipation du gouvernement de Nicolas Maduro.

Pendant que l’économie vénézuélienne est en chute libre, des représentants du FMI soulignent des changements majeurs dans l’équilibre de la région en ce qui concerne les pays de l’Alliance du Pacifique, à savoir le Chili, la Colombie, le Pérou et le Mexique.
Ils ont également souligné qu’ils « voient d’un bon œil » la politique économique menée par ces pays, une stratégie qui a permis de placer la Colombie en quatrième position de ce classement.
Le thème central de cette réunion était la reprise de l’économie mondiale sévèrement malmenée par le ralentissement chinois, qui était jusque-là un importateur vorace de matières premières, ce qui a eu un impact négatif sur tous les fournisseurs en Amérique latine, continent où les inégalités sont les plus marquées.
L’Amérique latine impactée par les nouvelles perspectives du géant chinois se prépare donc à gérer les conséquences, les pays d’Amérique du Sud exportateurs de matières premières enregistrent une croissance nettement plus faible que celle des pays importateurs de matières premières situés en Amérique centrale et dans les Caraïbes.

« La Cepal a revu à la baisse la projection de l’activité économique de la région pour 2015 de 0,5 % à -0,3 %« , a annoncé l’organisme de l’ONU. Le Mexique et l’Amérique centrale, davantage tournés vers les États-Unis, où l’économie reprend des couleurs, devraient tirer leur épingle du jeu.

http://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/fre/2015/09/pdf/ocampo.pdf