chili05022016

Le Chili est un pays volcanique et dans son dernier rapport le Service national de Géologie et des mines (Sernageomin) a relaté qu’après un survol aérien effectué au-dessus du Complexe volcanique enneigé de Chillán, un nouveau cratère a été identifié le 8 janvier à environ 50 mètres du cratère du volcan Arrau. Le nouveau cratère du volcan situé à la frontière avec l’Argentine possède un diamètre estimé entre 25 et 30 m, le complexe volcanique se trouve actuellement en alerte jaune et bénéficie d’une surveillance constante.

« Dans ce contexte la possibilité d’explosions phréatiques de magnitude identique ou supérieure et/ou des éruptions de type phréatico-magmatique sont possible dans le temps, elles pourraient avoir un impact sur une zone plus large ». Le niveau de vigilance jaune a été décrété le 31 décembre dernier et il pourrait augmenter en cas d’activité croissante.
Le complexe volcanique se trouve dans la région de Bío Bío et il est intégré par les volcans Santa Gertrudis, Cerro Blanco, Nuevo, Arrau, Viejo, et des cratères mineurs plus récents Chudcún (2003) et Sebastián (2008), tous deux dans le sous-complexe Las Termas.
Les images thermiques obtenues lors du survol enregistrent une température maximale de 125°c, ce qui indique l’activité d’un système hydrothermal, mais qui exclut la présence en surface d’une phase magmatique de plus forte température.

Le Sernageomin maintient un périmètre de sécurité de 2 km autour des cratères actifs et l’accès est donc restreint, la géologue Stella Moreira se montre pour le moment très rassurante affirmant qu’il n’y a rien à craindre, principalement en ce qui concerne la poursuite des activités touristiques dans cette région (de nombreuses sources chaudes permettent le thermalisme), l’alerte jaune signifie juste qu’il faut s’arrêter au pied du volcan.

« L’alerte jaune a été déclarée, ce qui indique qu’il n’y a rien de dramatique. Tous les volcans ont un comportement explosif qui peut être phréato-magmatique, comme c’est le cas, c’est-à-dire qu’ils émettent des vapeurs d’eau ou de gaz. Cela n’implique rien de plus », a précisé la spécialiste.
Le 8 janvier, le volcan Chillán est entré en éruption, les autorités locales ont recommandé l’évacuation volontaire d’environ 500 touristes et ont interdit de s’approcher à un kilomètre à la ronde.
Un bulletin d’information de l’observatoire en vulcanologie des Andes du Sud (OVDAS) du SERNAGEOMIN a signalé « il y a eu une brève impulsion de cendres de courte durée au complexe volcanique de Nevados de Chillán ». L’organisme a émis la possibilité de prochaines émissions de cendres et les communautés de Pinto et Coihueco sont tenues au courant de la situation.

« Le Copahue, qui est adjacent à ce dernier dans la même région, a un cycle éruptif qui pendant des années n’a pas entraîné un changement dans la vie des gens en aucune façon », a également affirmé un expert en soulignant que cela n’empêchait pas un monitoring constant pour prévenir tout risque.
Le Chili possède la seconde chaîne volcanique la plus grande et la plus active au monde après l’Indonésie. Il existe environ 3000 volcans au Chili dont près de 500 d’entre eux sont considérés comme géologiquement actifs. Les évacuations préventives sont donc assez fréquentes dans le pays. Le volcan Hudson (connu localement sous le nom de Cerro Hudson) est un strato-volcan qui s’est montré l’un des plus actifs au 20e siècle. Le volcan, recouvert d’une calotte glaciaire, a été découvert par le marin et hydrographe chilien Francisco Hudson au 19e siècle.