guatemala25052016

Le lac d’Amatitlán situé au Guatemala, en Amérique Centrale, a pris des allures de dépotoir, c’est avec photos à l’appui que le directeur exécutif de l’Autorité pour la gestion durable du bassin du lac Amatitlan (Amsa) a dévoilé des images effroyables de déchets accumulés sur cette surface, une pollution liée principalement à des décharges illégales. Ce sont 7000 cubes de détritus charriés par les pluies au cours de la dernière semaine qui ont atterri dans le lac, essentiellement depuis la rivière Villalobos.

D’autres rivières se jettent dans le lac d’Amatitlán parmi lesquelles Platanito, Pinula, Tujulá. Le lac Amatitlán est un lac volcanique du Guatemala, situé à proximité de Guatemala City, dans les hautes terres du centre, à 1186 mètres au-dessus du niveau de la mer.

« Chaque année, c’est un problème croissant en raison d’un manque de sensibilisation à l’environnement et un manque d’éducation environnementale. Bon nombre des politiques adoptées visent à ‘soigner » le lac, mais les causes du problème ne font pas l’objet d’un traitement », a déclaré Juarez. Il a également expliqué que ce chiffre est relativement normal, comme tous les ans environ 45 000 mètres cubes de déchets apparaissent à la saison des pluies.

« De nouvelles précipitations et des tonnes d’ordures ont à nouveau contaminé notre lac », affirme une publication que l’Autorité pour la gestion durable du bassin et du lac Amatitlán (Amsa) fait sur Facebook dans le but de lancer un appel à la population pour ne plus jeter des ordures dans les rues.
Le Président de l’ANAM, Edwin Escobar, a abordé la question de cette pollution massive en soulignant que la rivière Villalobos, l’une des 14 rivières qui se jettent dans le lac Amatitlan, la saison des pluies charrie chaque jour plus de 250 tonnes de déchets, comme des déchets en plastique, du carton, des vêtements et ainsi de suite.
Selon l’AMSA, chaque année 80 000 tonnes de déchets sont éliminées du lac, ce qui équivaut à une moyenne de 15 camions par jour et ce chiffre augmente considérablement durant la mauvaise saison.
Au Guatemala, il n’y a pas assez de campagnes et de politiques pour le traitement des déchets, cela se traduit à plus grande échelle dans les municipalités autour de la capitale, causant des dommages environnementaux principalement au lac Amatitlan qui se trouve à quelques kilomètres de la ville et aussi alimenté par la rivière Villalobos, qui est le plus grand vecteur de déchets.

L’Institut national de sismologie, volcanologie, météorologie et d’hydrologie (INSIVUMEH) a lancé une alerte à la population guatémaltèque afin qu’elle réalise l’impact écologique de leur manque de civisme.

En 2014, des données alarmantes fournies par le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles (MARN) au Guatemala signalaient que plus de 90 % des sources d’eau était victimes de contaminations bactériologiques et des déchets fécaux étant à l’origine de maladies diarrhéiques, selon Fabian Gonon, directeur général de l’organisation des services de développement, SER.

A ce jour, le lac d’Amatitlán fait partie des six lacs les plus contaminés du pays qui compte près de 142 lacs et lagunes.