colombie16062016

Le taux d’homicides pour 100 000 habitants en Colombie a été évalué en 2015 à 25,9, le chiffre le plus bas enregistré au cours des 40 dernières années. C’est le président de la République, Juan Manuel Santos, qui a rappelé que le taux d’homicide est le paramètre qui est utilisé par la communauté internationale pour établir le niveau de sécurité d’un pays. Par conséquent, malgré une nette amélioration, le chef de l’état a rappelé que les autorités ne doivent pas baisser leur garde pour continuer à protéger leurs concitoyens dans un pays qui fait face à de nombreux défis dans le domaine sécuritaire et qui espère signer rapidement l’accord de paix avec les FARC après des années de conflit armé (qui a fait au cours d’un demi-siècle près de 220 000 morts).

« Je tiens à souligner que cette année, on a atteint le taux d’homicide de 25,9 pour 100 000 habitants au cours des 12 derniers mois, le plus bas au cours des 40 dernières années », a déclaré Santos avant de dévoiler son rapport hebdomadaire sur les résultats en matière de lutte contre le crime organisé. Le président du pays sud-américain en a profité pour saluer les efforts dans la lutte contre le trafic de drogue, révélant que 97 laboratoires clandestins ont été détruits au cours de la dernière semaine et qu’en 2016, 2670 installations illégales en rapport avec le narcotrafic ont été démantelées.

Au cours des six premiers mois de la saison 2016, 146,5 tonnes de stupéfiants ont été saisies, ce qui est « un record ». En outre, il a affirmé qu’au cours de la dernière semaine, 65 membres d’organisations criminelles ont été arrêtés, sur un total de 1653 depuis le 1er janvier.

« Aujourd’hui, nous avons le taux d’homicides le plus bas depuis ces 40 dernières années, et l’objectif pour 2018 est un taux de moins de 20 homicides pour 100 000 habitants. Concernant d’autres indicateurs tels que le vol, le terrorisme et les actions subversives, on note également des améliorations constantes. Le principal défi en matière de sécurité est organisé sous différentes formes, cela se manifeste dans le combat contre le trafic de drogue, l’exploitation minière illégale, l’extorsion de fonds, et même dans le vol de téléphones mobiles », a ajouté Santos.

Le ministère de la Défense a révélé que, depuis 1962, le taux le plus élevé homicide a été enregistré en 1991, avec 81,2 meurtres pour 100 000 habitants, suivis par un taux de 79,4 un an plus tard. Cette période était marquée par l’essor du narcoterrorisme dans le pays et le renforcement de la guérilla et des groupes paramilitaires. Au cours des cinq dernières années, le taux d’homicides en Colombie a été en baisse continue.

Le Général Rodolfo Palomino de la police nationale a affirmé : « Pour la deuxième année consécutive, nous gardons cette importante tendance à la baisse, un peu plus de 5 pour cent par rapport à l’année précédente, nous parlons cette année de plus de 660 vies sauvées », a déclaré le fonctionnaire.

À Bogota, le taux d’homicides a diminué de 27 % durant les 90 premiers jours de 2016, il y a eu 61 meurtres de moins que l’an dernier. Cette tendance à la baisse se reflète dans le nombre de décès des femmes et de mineurs.

Entre 2008 et 2015, le coût économique de la violence en Colombie a augmenté de 53 % et a atteint 139 481 millions de dollars en 2015. Ce chiffre a été révélé par le Global Peace Index, qui classe les pays par leur niveau d’indicateurs de sécurité, cela représente 30 % du produit intérieur brut de l’année dernière. Ce chiffre représente une augmentation de 53 % des dépenses pour contenir la violence par rapport à 2008. Cela revient à ce que chaque Colombien donne 2919 dollars.

Pendant ce temps, l’impact économique de la violence dans le monde a atteint 13,6 milliards de dollars, 13,3 % du PIB mondial. Ainsi, chaque citoyen devrait payer environ 1 876 $ pour sa sécurité.
Les perspectives aggravées par les conflits au Moyen-Orient et en Afrique, où les taux de déplacement ont doublé entre 2007 et 2016. L’étude fait remarquer que dans le monde il y a neuf pays avec 10 % de la population déplacée.

« Le Sri Lanka, l’Inde, le Tchad, l’Éthiopie et la Colombie sont les seuls pays qui ont connu une réduction significative du nombre de décès liés à des conflits armés internes », précise l’étude.

La Publication place la Colombie au septième rang parmi les pays où la violence a le plus fort impact sur l’économie, après la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan. À la quatrième place, on retrouve le Venezuela.