cuba17062016

Le secteur touristique sur l’île de Cuba se porte bien, en ce premier semestre 2016, elle a accueilli près de 2 millions de touristes étrangers, un chiffre en hausse par rapport à l’an passé selon les experts. En 2015, Cuba a reçu 3,5 millions de touristes soit une augmentation de 17 % par rapport à l’année 2014, et pour 2016, ce sont 3,85 millions de visiteurs étrangers qui devraient fouler les terres antillaises.

Parmi les pays qui fournissent le plus grand nombre de touristes, on retrouve le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Italie, l’Espagne, l’Argentine, mais aussi la France.
Rien que les visites des visiteurs en provenance des États-Unis ont augmenté de 93 % de janvier à avril 2016, 94 000 Américains ont humé l’air des Caraïbes, selon le ministère du Tourisme. Le caractère unique de l’offre cubaine qui possède, entre autres, un vaste héritage culturel et patrimonial, outre ses paysages de rêves, constitue un attrait majeur pour les touristes.

En plus de continuer à améliorer la qualité des services et de diversifier davantage le produit touristique, Mintur a évoqué le développement de nouvelles capacités hôtelières dans les centres importants comme La Havane, Varadero, Cayo Santa Maria, Jardines del Rey et Holguín. En mars dernier, le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) Taleb Rifai  déclarait que « le défi pour Cuba serait (désormais) de gérer les visiteurs et non de savoir comment les attirer ».

Dans le cadre du processus de normalisation des relations entre Cuba et les États unis, il n’est pas exclu qu’en 2016, le Congrès américain lève l’interdiction pour ses citoyens de voyager en tant que touristes à Cuba, ce qui selon les analystes, pourrait conduire à un flux de 3 millions voyageurs individuels dans ce pays au cours de la première année.

Cuba et les États-Unis ont repris officiellement les relations bilatérales en juillet 2015, après plus de 54 ans de rupture, mais le président Barack Obama ne peut pas lever l’embargo sur les restrictions de voyage concernant les Américains, seul le Congrès peut le faire. Les sénateurs Parick Leahy et Jeff Flake ont présenté le projet de loi l’année dernière, « liberté de voyager à Cuba » pour lever toutes les restrictions relatives aux déplacements vers le pays communiste, afin qu’ils puissent se déplacer librement et visiter l’île . Le projet de loi a déjà le soutien de 51 sénateurs, selon « Engage Cuba », mais il n’a pas encore été voté en séance plénière. Cuba est le seul pays dans le monde où les Américains sont interdits de tourisme.

Seul un nombre limité d’Américains sont autorisés à se rendre à l’île, les Cubano-Américains peuvent voyager à Cuba pour voir leurs parents sans restrictions depuis 2009. En 2011, des voyages ont été étendus à un nombre limité d’Américains comme des proches, des journalistes, des responsables gouvernementaux, des religieux et des travailleurs humanitaires. La catégorie « touriste » n’est pas encore légale pour les visiteurs américains, qui doivent obtenir l’une des 12 « licences » pour se rendre à Cuba.

Les compagnies aériennes américaines commenceront à offrir à l’automne (hémisphère nord) des vols commerciaux directs entre les États-Unis et Cuba, à la suite de l’accord conclu en février entre Washington et La Havane pour reprendre les vols après plus d’un demi-siècle sans service.

Si tout se passe selon le calendrier prévu, le gouvernement américain annoncera « cet été » le nom des compagnies aériennes américaines qui assureront les liaisons et la fréquence de leurs vols selon le DPA,  a déclaré un porte-parole du ministère des Transports.
L’accord entre les États-Unis et Cuba, qui a été officiellement signé le 16 février à La Havane, devrait permettre de réaliser jusqu’à 20 vols directs quotidiens à partir des États-Unis en direction de La Havane et dix autres vols vers des aéroports internationaux cubains.

Les vols charters entre les États-Unis et Cuba continueront une fois que les services commerciaux directs sont repris. En effet, bien que les vols commerciaux entre l’île et les États-Unis aient été annulés depuis 53 ans (depuis le milieu des années 1970), il y a des vols charters qui opèrent sous certaines conditions. Ces vols resteront donc valides, mais de nouvelles routes commerciales fourniront plus vols, et ce plus facilement.

Au moins cinq grandes entreprises aux États-Unis (American Airlines, United, JetBlue, Southwest et Delta) ont déjà manifesté leur intérêt de maintenir un service stable sur l’île, un marché qui a été fermé jusqu’à présent pour cause d’embargo.