perou03112016

L’Amazonie a été ensanglantée, une confrontation entre la police nationale du Pérou et des habitants du district de Curimaná a fait au moins deux morts parmi les manifestants et plus de 16 blessés parmi les forces de l’ordre, les locaux se sont opposés au retour du maire Loiber Rocha Pinedo à la tête de la municipalité (dans la région d’Ucayali, située au nord-est du Pérou, la région fait géographiquement partie du bassin de l’Amazone).

Selon les premiers rapports, Loiber Pinedo Rocha a été élu maire du district de Curimaná aux élections de 2014. Toutefois, en décembre de cette année, des soupçons de corruption et de présumées irrégularités font qu’il a été écarté du pouvoir pendant six mois, la municipalité est alors restée aux mains de Delsy Vera Rojas, de l’organisation Ucayali Región con Futuro. Mais la détention préventive a pris fin pour l’ancien maire, et le Jurado Nacional de Elecciones (JNE) lui a permis de reprendre ses charges, ce qui a conduit à ce mouvement d’opposition marqué par la violence.

À cet égard, le Tribunal suprême électoral, conformément aux dispositions de la magistrature, a rétabli le statut de maire à Loiber Rocha Pinedo, car à ce jour il n’y a pas de mandat d’arrestation à son encontre. La JNE a invoqué la citoyenneté d’Ucayali pour maintenir le calme et à faire usage de leurs droits sans violence.

Le chef de la police d’Ucayali, le colonel Jorge Saravia a affirmé au Canal N qu’il y a eu des affrontements entre les partisans de Rocha Pinedo et ceux du maire par intérim, Delsy Vera Rojas, qui a pris ses fonctions en juin dernier. « Le personnel de police a été attaqué par une foule de 100 personnes vers 6:30 du matin. Ils étaient munis de bâtons, de fusils et ont tiré sur la PNP. Il y a 17 agents qui ont été transférés à Pucallpa pour éviter des complications « , a précisé Saravia à Canal N.

Une enquête approfondie a été diligentée pour trouver les responsables de ces pertes humaines. Le ‘Fujimoriste’ Carlos Tubino, représentant du département d’Ucayali appartenant au district Curimaná a dénoncé au Congrès l’existence « d’intérêts et de corruption » derrière la violence dans la région, et a demandé que toute la lumière soit faite sur cet incident.

Le président du Frente de Defensa de Curimaná, Eli Santillán, a déclaré que les affrontements engendrés par la décision judiciaire ont povoqué un bilan de quatre morts.

Deux des personnes décédées ont été emmenées à la morgue, tandis que les deux autres seraient mortes dans un hôpital local, les morts auraient été abattus par balle.