bolivie08112016

Des vestiges d’édifices et d’ustensiles domestiques remontant à l’époque précolombienne ont été trouvés dans la zone supérieure de Tarija, où se situe la réserve biologique de la Cordillera de Sama.

Selon un rapport du Bureau technique national des rivières Pilcomayo et Bermejo (OTN), les sites archéologiques sont associés avec le Chemin de l’Inca aussi appelé Qhapak Ñan, une voie qui permettait aux anciens habitants de parcourir de grandes distances en reliant les grands centres urbains de la côte aux montagnes des Andes.

La découverte a été faite par une équipe multidisciplinaire de la société Rumbol, composée par l’archéologue et ex-directeur du Patrimoine Culturel, Marcos Michel, la biologiste Claudia Oller, le consultant Alfonso Blanco.

Le directeur de l’OTN, Pablo Canedo a déclaré que ces nouvelles découvertes pourraient permettre à la région de Tarija d’être déclarée au patrimoine mondial de la culture par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO ).

« Ceci, en accord avec les informations actuelles, peut favoriser Tarija afin que la région accède au processus de déclaration du patrimoine mondial, du fait même que ces routes sont considérées comme capitales dans le monde de l’archéologie, » a affirmé le responsable Pablo Canedo aux journalistes, ajoutant « maintenant, nous vérifions en premier les informations que nous devons donner en accord avec toutes les normes archéologiques et, deuxièmement, nous vérifions de répondre aux normes ministérielles afin que le pays puisse commencer le processus auprès de l’UNESCO, le cas échéant ».

« C’est une thématique majeure du point de vue archéologique, cela change beaucoup de concepts, car cela fait partie de Qhapak Ñan, qui sont des chemins de forte densité, des routes spéciales et uniques. Cela confirme que ce territoire abritait une énorme population inca », a affirmé l’expert.

Tarija est une ville de Bolivie et la capitale du département de Tarija, dans le sud du pays. Elle est située à 666 km au sud-est de La Paz. Sa population s’élevait à 135 783 habitants en 2001.

La région de Tarija abrite par ailleurs un musée de la paléontologie et de l’archéologie qui dépend de l’Université autonome Juan Misael Saracho, il présente une exposition inestimable de fossiles et d’objets archéologiques trouvés dans le bassin de Tarija, le musée possède plus de 5000 pièces mais seulement 700 pièces sont exposées par manque d’espace, parmi lesquels des os de mammifères, de vertébrés, et des fossiles d’invertébrés de l’âge paléozoïque.

Le premier étage contient des restes de céramiques, des tissus, des pointes de flèches, des crânes et des squelettes, et des centaines d’articles intéressants qui racontent l’histoire humaine et culturelle de la région.

Le dernier étage dispose de deux salons. À droite se trouve le salon de minéralogie, avec des rangées de vitrines contenant des pierres, des rochers, des pierres précieuses et des minéraux. À gauche, une salle abrite des céramiques, des tissus et même des momies. Ce lieu permet d’en apprendre plus sur les temps anciens, les gens enterrés, leur culture et de comprendre comment les artisans produisaient des colliers d’os et de pierres, et comment ils chassaient et cherchaient leur nourriture.

Le musée a besoin d’un nouveau bâtiment digne de ce nom pour exposer les milliers d’artefacts qui sont actuellement stockés.