Wikipédia : étendue approximative du royaume tarasque (Mexique)

Les découvertes archéologiques se multiplient grâce aux nouvelles technologies, alors qu’une cité maya d’une ampleur inestimée a pu être découverte par les scientifiques dans la forêt luxuriante du Petén, au Guatemala, des archéologues révèlent aujourd’hui l’existence d’un ancien bastion précolombien d’une superficie de 26 kilomètres carrés, situé dans l’État de Michoacán (situé sur la côte Pacifique, au centre du Mexique).

La ville préhispanique appelée Angamuco regroupait, selon les premières estimations, 40 000 bâtiments qui ont été abandonnés par leurs habitants, membres de la civilisation Purepecha aussi connue sous le nom de Tarasque, elle a été recouverte il y a des milliers d’années par de la lave volcanique, les experts évoquent un lieu comprenant plus d’édifices que l’île de Manhattan à New York.

Selon le professeur d’anthropologie de l’Université de l’État du Colorado, Christopher Fisher, on estime que plus de 100 000 personnes y vivaient entre, approximativement, 1000 et 1350 après J.-C., et que « la ville était beaucoup plus peuplée avant l’arrivée des conquérants sur le territoire ». Fisher a en effet expliqué qu’ »il existe des preuves » selon lesquelles la population a décliné de façon dramatique après l’arrivée des Espagnols, « neuf habitants sur dix sont morts » et les rescapés ont abandonné leurs cités qui sont tombées par la suite dans l’oubli, laissées à une végétation dense.

Selon Fisher, c’est « incroyable » de penser que « la plus grande ville » connue jusqu’à présent, relative à cette période, ait été dissimulée au cœur du Mexique depuis si longtemps.

En fait, les méthodes traditionnelles d’enquêtes archéologiques sur le terrain auraient demandé 20 ans pour collecter autant de données qu’en deux jours de travail avec la technologie laser nommée LiDAR (Light detection and ranging, détection et télémétrie par ondes lumineuses), a déclaré le professeur fasciné par les progrès réalisés dans son domaine de prédilection.

Pour sa part, l’ingénieur spécialisé de l’Université de Houston, Juan Carlos Fernández Díaz, a estimé que, grâce au LiDAR, ils peuvent trouver des vestiges dans des zones où ils n’envisageaient même pas qu’une civilisation ait pu s’y installer et y vivre.

Angamuco possédait, par ailleurs, une organisation inhabituelle qui attire l’attention, les monuments tels que les pyramides et les places ouvertes étaient concentrées sur les bords de la ville, au lieu d’être au centre. La découverte de cette ville remonte à l’année 2007, mais le terrain difficile et la forêt dense qui la recouvre dans l’état de Michoacán ont rendu extrêmement difficile l’exploration de ces lieux.

Angamuco a été construit sur une ancienne coulée de lave et a connu son apogée entre les années 1000 et 1350 de notre ère. En raison du nombre et du type de bâtiments, les chercheurs estiment qu’il devait y avoir environ 100 000 habitants, elle dépassait en superficie Tzintzuntzan, la capitale de l’empire Purépecha, bien qu’il n’ait pas eu autant d’habitants.

La ville a connu son déclin peu de temps avant l’arrivée des Espagnols, et est tombée avec les Mayas et le reste des civilisations qui peuplaient alors le Mexique. Il y a maintenant un long travail d’exploration pour découvrir les secrets de ces 40 000 bâtiments.

Selon Chris Fisher, les images montrent des pyramides, des routes, des puits et des maisons anciennes, c’est en 2011, lorsque les archéologues ont commencé à utiliser la technique Lidar, un dispositif qui permet de déterminer la distance entre un émetteur et un objet ou une surface en utilisant un scanner laser intégrant la géolocalisation par satellite (GPS) et d’autres avancées technologiques, que l’étude des civilisations anciennes a pris une nouvelle dimension.

L’archéologue estime que ces nouvelles données pourraient marquer un tournant dans l’histoire de cette civilisation méso-américaine telle que nous la connaissions jusque-là.

L’empire Purépecha ou Royaume tarasque était un empire du Mexique précolombien, qui englobait plus ou moins la zone géographique de l’actuel Etat mexicain de Michoacán, au moment de la conquête espagnole, c’était le deuxième plus grand État de Méso-Amérique après l’Empire aztèque, qu’il considérait comme son rival. Son gouvernement était monarchique et théocratique, comme la plupart des cultures préhispaniques, les Purépechas étaient polythéistes.